Mythologie

Les références à la mythologie de l’Antiquité, grecque et romaine, ainsi qu’à d’autres mythes et légendes, sont nombreuses dans la série.

Magéo comme Pégasus expliquent d’ailleurs aux Amazones que les Magyss (chevaux magiques) et les Malets (chevaux maléfiques) sont déjà venus sur Terre pendant l’Antiquité, et que leur architecture, leurs exploits, ont inspiré les Humains à l’époque.

En réalité, ce sont bien entendu l’architecture et la mythologie de l’Antiquité, et des légendes d’autres cultures, qui inspirent l’auteur de la série. Voici quelques exemples.

 

 

Les Amazones

Dans la mythologie grecque, les Amazones étaient de redoutables femmes guerrières qui vivaient en Turquie, près de la Mer Noire. La légende dit qu’elles se coupaient le sein droit pour mieux tirer à l’arc !

Bucéphale

Selon Plutarque, un auteur de l’Antiquité, Bucéphale était un cheval puissant, la monture préférée d’Alexandre Le Grand, roi de Macédoine et grand conquérant. Alexandre le montait dans toutes les batailles.

Les centaures

Les centaures, dans la mythologie grecque, sont des hommes-chevaux. Ils n’ont pas très bon caractère, ni très bonne réputation. On les considérait comme querelleurs et sauvages. On dit qu’ils vivaient dans des régions reculées du centre de la Grèce, où se déroule d’ailleurs en partie « Ecuries en flammes ». Les noms des centaures, dans la série (Nessus, Pholos…) sont ceux de centaures que l’on retrouve dans les mythes antiques.

Pégasus

Il est inspiré par Pégase, le cheval ailé, qui dans la mythologie grecque est le fils de Poséidon, dieu de la mer, et de Méduse, la gorgone. On dit que personne ne peut capturer Pégase. Si Pégasus est blanc, ce n’est pas un hasard : dans de très nombreuses cultures, le cheval blanc est considéré comme magique et bienfaiteur.

Les cyclopes

Le plus célèbre des cyclopes, Polyphème, apparaît dans « L’Odyssée », d’Homère, qui conte les aventures d’Ulysse. Dans ce récit, le cyclope est un géant qui ne dispose que d’un œil sur le front (Ulysse parviendra à la crever grâce à sa ruse). Dans « Ecuries en flammes », les cyclopes sont des Malets, donc des chevaux, pourvus d’un seul œil sur le front. D’une manière générale, on pensait jadis dans les campagnes françaises que les chevaux estropiés (borgnes ou qui boitaient par exemple) portaient malheur.

Les Malets

« Malet » est un nom  donné jadis, dans certaines régions de France, à des chevaux qui portaient malheur, en général de couleur noire : ils étaient les chevaux du Mal, c’est à dire du Diable.

Bayard

Bayard était un célèbre chevalier français, mais de nombreuses légendes françaises évoquent aussi le « Cheval Bayard ». En Normandie, on disait qu’il s’agissait d’un lutin qui se déguisait en cheval pour faire des blagues aux voyageurs, une fois qu’ils montaient sur son dos. Dans « Les quatre fils Aymon », poème épique du XIIe siècle, Bayard est un cheval capable de porter quatre cavaliers à la fois.

Le Triton

Dans la mythologie grecque, c’est le messager des flots, un dieu marin, fils de Poséidon (dieu de la mer) et d’Amphitrite. Il inspire le personnage de Pèle, un Magyss aquatique, dans « Le Message des dauphins ».

Pèle

Dans la mythologie hawaiienne, Pélé (ou Pele) est la déesse du feu. C’est elle qui a créé les volcans, nombreux à Hawaii. Elle est sans cesse en conflit avec sa sœur, la déesse de l’eau. Ce n’est donc pas un hasard si Pèle, capable de voler au-dessus des volcans et de nager, apparaît dans « Le Message des dauphins », qui se déroule à Hawaii.

La Gorgone

Les Gorgones sont, dans la mythologie grecque, des femmes dont la chevelure est formée de serpents entrelacés, si laides qu’on ne peut les regarder sans être transformé en statue de pierre. La plus célèbre d’entre elles est Méduse, à qui Persée, monté sur Pégase, coupe la tête. Dans « Le Message des dauphins », les Gorgones sont des chevaux-méduses.

Le dragon

Tout le monde connaît le dragon, une créature légendaire couverte d’écailles, pourvue d’ailes et en général capable de cracher du feu. Si l’un d’entre eux donne son titre au « Mystère du dragon chinois », c’est parce que le mythe du dragon est très vivace en Asie, notamment en Chine, où il est craint et respecté. En général, il représente la puissance des éléments naturels et le pouvoir.

Le Typhon

Dans « Le Mystère du dragon chinois », le Typhon est un Malet, une sorte de dragon à tête de cheval. Dans la mythologie grecque, Typhon, le fils de Gaia (la Terre), est une divinité malfaisante. Il est représenté de manières très différentes, avec souvent une queue de serpent, une crinière. Il peut évoquer un dragon, le Sphinx, un fauve…

Sleipnir

Dans « Les Roses bleues de la licorne », un cheval à huit pattes, chef de la sécurité de la reine Epona, est appelé Sleipnir. Dans la mythologie nordique, Sleipnir est un cheval fabuleux à huit jambes, capable de voler, que le dieu Odin apprécie monter.

Houyhnhnm

Dans « Les Roses bleues de la licorne », Houynhnhm est la conseillère de la reine. Ce nom bizarre n'a pas été inventé par Loïc Léo: il s'agit d'un race de chevaux intelligents imaginaires que l'on rencontre dans "Les Voyages de Gulliver", écrits par Jonathan Swift. Pour l'auteur, leur nom faisait penser à un hennissement.

La licorne

Dans « Les Roses bleues de la licorne », les Amazones recontrent Epona, une licorne ailée, reine des chevaux magiques. La licorne est une créature légendaire très ancienne, que l'on retrouve dans de nombreux mythes, et qui a inspiré nombre d'auteurs depuis l'Antiquité. Cette légende a eu beaucoup de succès au Moyen-Age en Europe. On a découvert que des prétendues cornes de licorne étaient souvent en réalité des cornes de narval.

La base souterraine des Magyss

L’architecture du palais est inspirée par celle d’un palais antique. Tout comme la piscine d’entraînement (qu’on découvre dans « Le Message des dauphins), il rappelle le Parthénon, le grand temple d’Athènes sur l’Acropole.